Jean-Charles GANDRILLE, est né en 1982.

   Devenir compositeur : son  rêve d'enfant : Il a écrit sa première composition vers l'âge de 10 ans, en réécrivant tant bien que mal sa première improvisation. Ce fut une révélation, et il ne cessera alors d'écrire jusqu'à aujourd'hui.

   Il définit volontiers sa musique comme euphonique. Son langage est modal, voir polymodal, et use quelquefois d'un minimalisme qu'il appelle "raisonné". Il porte -entre autres-une grande attention à la mélodie dans ses œuvres. Il cherche à ranger sa musique au plus près du "sens commun" de la plupart des mélomanes, tout en évitant le nivellement par le bas, et sans renier, surtout, la recherche de singularité, qui ne s'y oppose absolument pas. Il n'a cependant pas d'opposition particulière aux artistes qui préfèrent s'adresser à un cercle restreint de spécialistes ou connaisseurs. C'est une voie différente.

   Il est également organiste. Il est titulaire de l'église Saint-Lubin de Rambouillet (Yvelines) et organiste titulaire de l’église Notre- Dame d’Auvers-sur-Oise depuis 2007.

   Il effectue ses études musicales au Conservatoire National de Région de Versailles en piano, puis au Conservatoire National de Région de Paris où il obtient les 1ers Prix d’Orgue (avec Marie-Louise Langlais), d’Orchestration et d’Harmonie à l’unanimité, parallèlement à ses études générales, récompensées par le baccalauréat F11 Musique, mention bien, et par un 1er Accessit au Concours Général des Lycées, (section musique).

  Il poursuit ensuite sa formation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il obtient les Prix d’Orchestration, Harmonie, Contrepoint, Fugue et Formes, Analyse, et Improvisation à l’orgue (avec Thierry Escaich et Philippe Lefebvre). Parallèlement, il se perfectionne dans l’interprétation du répertoire de l’orgue, en obtenant une médaille d’or à l’unanimité au CRR de Saint-Maur dans la classe d’Eric Lebrun. A la même époque il s'initie au violon. Il travaille également la composition avec Jean-Louis Florentz, lors de stages à Nice.

   Après le Conservatoire de Paris, il fait des études religieuses à l'Institut Catholique de Paris.


  Intéressé par la liberté de l’improvisation, il remporte notamment plusieurs récompenses dans des Concours Internationaux d’Improvisation à l’Orgue entre 18 et 20 ans : le 2d Grand Prix et Prix du public du Concours de Chartres en 2000 en étant seul finaliste, le 1er Prix du Concours de Saarbrücken en 2001, et le 1er Prix et Prix du public du Concours Yoann Pachelbel de Nuremberg en 2002. En 2004 et 2005, il obtient le Prix « Anne-Marie Barat » au Concours d’orgue BACH de Saint-Pierre les Nemours, et a été finaliste du Concours d'orgue Jean-Louis Florentz- académie des beaux-arts. En 2006 il remporte le prix spécial et le prix du public au premier Concours international d’orgue Duruflé-Litaize.  

   En tant que compositeur, il a reçu divers Prix Internationaux pour ses ouvrages : le 1er Prix du Concours Valentino Bucchi de Rome en 2001 avec Dichotome pour flûte et piano, le 1er Prix et Prix du public du Concours Orchestre de Flûtes Français de Paris en 2002, avec Métaphonies, et le 1er Prix à l’unanimité du concours de composition pour orgue de Saint Bertrand de Comminges en 2006, avec Reflets.    

    Il a écrit pour différentes formations : instrument solo (piano, orgue, violon, violoncelle) musique de chambre, musique vocale profane et sacrée, (chœurs et solistes), orchestre de flûtes, violon et orchestre, orchestre d’harmonie, et orchestre symphonique. Jean-Charles Gandrille se produit régulièrement en concert aussi bien en récital d’orgue seul qu’en formation en duo voix et orgue, violon et orgue ou encore trompette et orgue.  

   Dans  ses compositions, il s’inscrit en continuité dans une tradition française, de la couleur, du lyrisme et du rythme, partant de Debussy et allant jusqu’à Florentz. Mais depuis quelques années s’ajoute à cela, son expérience de l’écriture de musiques de films muets abstraits et de l’écriture de musique sacrée, qui l’ont amené à l’étude de la musique de compositeurs vivants comme Arvo Pärt, pour son utilisation personnelle de la modalité et son laconisme fascinant. Ou encore certaines musiques de Philip Glass, pour leur vitalité principalement. Ces musiques ne l’ont pas laissé indifférent, notamment sur la question de l’accessibilité du langage musical, tout en en reniant certains autres aspects comme l’absence de modulation.
 
   Les rythmiques d’autres cultures l’intéressent particulièrement tels, les rythmes irréguliers des Balkans, ou encore les polyrythmies des pygmées Aka de Centre-Afrique .

 Son premier disque en tant que compositeur, « Poésies du rêve » a été gravé en septembre 2010 par les éditions sonores Ctésibios.

   Son Concerto pour violon a été créé à Doha au Qatar le 17 mars 2012, par l’Orchestre Philharmonique du Qatar, sous la direction de Thomas Kalb, avec au violon Omar Chen. Son Minimalist-Concerto pour Piano, Orgue et Orchestre a été créé à Doha au Qatar le 30 mars 2013, par l'Orchestre Philharmonique du Qatar, sous la direction de Alkis Baltas, avec au piano Rami Khalifé, et l'auteur à l'orgue.

    Durant l'été 2014, il a été compositeur résidence à l'abbaye de La Prée. En juin 2015 il a été le compositeur invité du 35ème Festival International de Musique d'Auvers-sur-Oise. Son disque avec ses concertos est sorti chez Paraty le 2 octobre 2015, avec l'aide de la fondation De Lacour.

     Il a reçu plusieurs commandes de Notre-Dame de Paris, dont un Magnificat donné en première le 7 juin 2016 en la cathédrale Notre-Dame de Paris, pour chœur mixte, chœur d'enfants et Grand-orgue. Direction Henri Chalet, et au Grand-Orgue Yves Castagnet. (disque Warner Classics mai 2020)

   Son Stabat Mater a été régulièrement chanté à Notre-Dame de Paris lors des offices de la semaine sainte ces dernières années. Et, fait très émouvant, le soir du dimanche 14 avril 2019, dimanche des Rameaux, ce fut la dernière œuvre polyphonique à être chantée avant le terrible incendie du 15 avril.

   Le pianiste Pierre Chalmeau, la violoncelliste Louison Crès-Debacq, les organistes Coralie Amedjkane, Emmanuel Culcasi, le duo Merlin : Béatrice Piertot et Yannick Merlin, l'organiste Thomas Ospital avec le violoncelliste Bruno Delepelaire -1er vlc solo  de l'Orchestre  Philharmonique de Berlin-, et le violoniste David Galoustov, jouent en concert la musique de Jean-Charles Gandrille.

    Le Choeur Carpe Diem, dirigé par Alain Palma, chante également sa musique.

   En septembre 2017, il se met activement à l'apprentissage du violoncelle en conservatoire, dans le but de mieux connaitre, et ce très précisément, sa technique afin d'écrire des solos, et dans le rêve de pouvoir écrire un jour un concerto pour cet instrument.